Chaque maire des villes de plus 10 000 habitants (873) est noté sur une échelle de cinq degrés : "très bien", "bien", "assez bien", "peut mieux faire" et "doit mieux faire". Jaques Santrot se voit décerné la notation "doit mieux faire" et entre ainsi dans le cercle très fermé des 3% de maires les plus mal notés sur leur capacité à gérer la ville.

Ce n'est pas une surprise : l'augmentation des taux d'imposition est l'une des plus élevées de France (la plus forte après Marseille sur les six dernières années) et les dérapages sur les dépenses programmées n'ont fait qu'accentuer la dérive budgétaire.

Jacques Santrot se défend en indiquant que les bases d'imposition, c'est-à-dire les valeurs locatives des logements, sont faibles. Nous rappelons que celles-ci dépendent des services fiscaux de l'Etat et ne relèvent pas directement de la gestion municipale. Les taux des impôts locaux, en revanche, proposés par le maire et votés par le conseil municipal, sont directement l'expression de la volonté politique d'une équipe municipale.

Nous partageons bien évidemment l'analyse de Challenge : "l'augmentation des impôts est une solution de facilité qui obère les marges de manoeuvre à venir" et rappelons notre engagement : nous n'augmenterons pas les impôts et nous adapterons les actions du mandat aux ressources que nous dégagerons.