• Notre rencontre

Nous nous sommes rencontrés fin 2006 chez des amis communs. Nous avons partagé un même constat de frustration : Poitiers est une ville attachante, pleine de potentiel mais qui, malheureusement, aujourd’hui, ne joue pas les premiers rôles sur la scène économique.

Début novembre 2007, nous avons eu une discussion plus sérieuse. J’ai formalisé ma demande par écrit fin novembre. Elle m’a donné son accord juste avant les vacances de Noël.

Martine m'a avoué avoir hésité. Son emploi du temps de « ministre », Sa méfiance vis-à-vis des « clans »... Elle a mis des conditions : garder une libre parole et se présenter sous l’étiquette « société civile ». Cela correspondait exactement à la philosophie de Poitiers 2008, une liste d’ouverture composée de personnalités choisies pour leurs compétences.

Pourquoi la première place d’adjointe ?
Laisse-moi vous la présenter et vous aurez une bonne partie de la réponse.

  • Ton portrait composé

Martine, la femme d’affaires. Son nom de famille est sa première carte de visite. Issue d’une grande lignée d’entrepreneurs dans le domaine du transport, elle décide très jeune de trouver sa propre voie. Après des Études de langues et un diplôme de l'école de vente Rothschild, elle crée sa première entreprise à 26 ans dans le domaine de la distribution de bijoux fantaisies aux comités d’entreprise.

Elle crée ensuite un cabinet de consulting à l’export sur les États-Unis, le Japon et Hong-Kong pour aider les entreprises régionales à exporter. Depuis 12 ans, elle dirige une entreprise de commissionnaire de transport à l’international basée à Lyon. Elle se développe sur toute l’Europe avec notamment une implantation en Italie. Ses équipes sont autonomes ce qui lui permet d’être en général du vendredi voire du jeudi au lundi matin à Poitiers.
Sa force ? Ses réseaux professionnels dans la région et à travers toute l’Europe. Elle s’y impose; est écoutée et reconnue. Curieuse, ouverte à tous les projets, elle sait saisir les occasions, reconnaître les opportunités, donner leur chance aux jeunes. Sa méthode (the Martine’s touch) : observer, questionner, comprendre et agir.
Martine, la Poitevine. Professionnellement, elle est lyonnaise mais son port d’attache chaque fin de semaine est, et reste, Poitiers, sa ville de cœur. Elle vient s’y reposer, se ressourcer auprès de ses amis… mais aussi prendre sa part dans la vie de la cité. Avec quelques amis, elle a notamment fondé l’association « Sport et Collection », œuvre caritive qui récolte chaque année des fonds au profit de la lutte contre le cancer.
Martine, la discrète. Femme d’affaires toujours en mouvement, elle sait garder du temps pour sa vie personnelle. La famille et l’amitié sont, pour elle, deux valeurs fondamentales qui équilibrent sa vie trépidante. A l’ombre de son illustre cousin Joël Robuchon, elle compose des plats pour régaler ses proches qu’ils soient de Poitiers ou d’ailleurs. Son univers secret est rempli d’art - peinture moderne, opéra, musique classique, jazz, architecture… Son « chez elle » lui ressemble : élégance et raffinement.

  • Notre projet commun pour Poitiers

Côté politique, elle se présente elle-même comme une femme de droite, libérale et européenne. J’ajouterais qu’elle est une humaniste qui pose un regard bienveillant sur ses concitoyens.

Son engagement politique n’est pas guidé par l’ambition, le besoin de reconnaissance sociale. En décidant de rejoindre l’équipe Poitiers 2008, elle souhaite, m’a-t-elle dit, redonner à son pays, à sa ville tout ce qu’elle eu la chance de recevoir.

Voici un extrait de la lettre que je lui ai adressée en novembre pour la convaincre d'accepter ce poste :

Lettre du 24 novembre 2007 (extraits) ''"..Il est nécessaire, vital, de remettre l'action économique au centre de la politique municipale. Pour cela, nous l'inscrirons en tête de liste de nos propositions dans notre projet pour la ville.

Comment faire ? - Confier le poste de premier adjoint à un chef d'entreprise qui a réussi en dehors du département. C'est à mon sens un signe symbolique d'un renversement de stratégie et d'ouverture vers l'extérieur. - Confier ce poste à une personnalité connue, qui aime Poitiers, y habite, connaît ses forces, ses faiblesses et ses réseaux. C'est pour moi un gage de sérieux et réussite. - Créer autour du premier adjoint un réseau de chefs d'entreprises et de personnalités locales (chercheurs, sportifs de haut niveau, acteurs culturels...). Ce réseau doit permettre d'impulser et de fédérer des initiatives de prospection et de détection de projets économiques d'envergure..."

"... Le fait que tu acceptes ce poste clé dans notre équipe va nous ouvrir de nouvelles perspectives, donner de l'ampleur à notre démarche. Ta personnalité est de nature à rassurer et entraîner les partenaires économiques et financiers. Elle va nous permettre de créer des liens avec les autres acteurs publics. Bref, nous avons besoin de toi pour réussir le pari de revitaliser Poitiers et de lui donner de nouvelles marges de manœuvres au bénéfice de tous et tout particulièrement au bénéfice d'une plus grande cohésion sociale...." '' Je suis très heureux de compter Martine dans notre liste et fier qu'elle soit à mes côtés pour conquérir la Mairie.

« Pourquoi Philippe » par Martine

martine jammet philippe mahou

  • Sa personnalité

Dès notre première discussion et cela s’est affirmé au fur et à mesure de nos rencontres, j’ai compris que j’avais à faire à un homme de conviction, plus intéressé par le bien être de ses concitoyens que guidé par l’ambition personnelle de devenir, à tout prix, maire. Il n’est pas un politicien professionnel.

Ce qui m’a le plus impressionné chez lui, c’est sa capacité d’écoute. Je connais bon nombre d’hommes politiques qui ont tendance à entendre sans vraiment écouter. De toute évidence, il est intéressé par ce que l’on peut lui dire, sans a priori ni idée préconçue.

Il n'est pas Poitevin de naissance mais de cœur. Il a choisi de s’y installer avec sa femme et ses quatre enfants. Moi qui y vis depuis toujours, je suis persuadée que Poitiers a besoin d’hommes comme lui : un citoyen engagé qui porte enfin un regard neuf sur la ville.

Je déteste le sur-place et l’attentisme. En débattant avec lui, j’ai tout de suite senti qu'il était de ceux qui ne s’arrêtent pas aux idées mais qui veulent changer concrètement les choses.

Il est opiniâtre et cela me plait. Malgré mes premières réticences, il est revenu à l’attaque à coup d’idées solidement argumentées. J'ai mesuré l'ampleur de son expérience municipale (Tours, Bayonne), le vrai goût pour la chose publique locale.

J’ai également senti que nous pourrions être complémentaires pour agir.

  • Son projet

Si je m’engage en politique c’est pour faire changer les choses. Lui aussi. Nous nous retrouvons sur cette farouche volonté de faire. Faire de la ville, un espace à vivre pour chaque Poitevin. Faire de Poitiers, une ville à la hauteur de son potentiel. Faire de Poitiers, une cité encore plus solidaire, dynamique et rayonnante.

Je suis convaincue que la nouvelle génération de responsables politiques doit abolir la traditionnelle dichotomie public/privé. Je suis une femme d’entreprise. Il est un homme de la sphère publique. Il est diplômé d'école supérieure de gestion. Je suis une citoyenne engagée. Avec toutes ces compétences complémentaires, nous voulons faire de la politique autrement au service d'une entreprise un peu particulière : la ville - une entreprise sociale et citoyenne.

Nous partageons la même envie d'Europe, de plus d'Europe. Nous avons milité pour le "OUI" au référendum sur la constitution européenne. L'Europe est mon quotidien : j'y voyage régulièrement, j’y travaille très concrètement, j'y cultive de solides amitiés. Je trouve que ma cité mérite une place de premier plan dans le concert des grandes villes de ce continent.

Comment j’imagine notre collaboration ? Notre binôme ?

  • Notre complémentarité

Lui, le poitevin d'adoption. Moi, la poitevine de souche. Lui, l'homme de dialogue. Moi, l'impulsive. Lui, aux commandes de la ville, présent au quotidien, à l’écoute de tous les Poitevins. Moi, en déplacement pour représenter Poitiers dans toute l'Europe, à l’écoute des attentes du monde économique, aux côtés des porteurs de projets, dans les réseaux économiques européens et Poitevins.

Mais tous les deux au service de Poitiers dès le mois de mars.