Fils de boulanger

Fils et frère de boulanger (celui qui se lève la nuit pour préparer le pain de ses voisins), j'ai aimé aider mon père, chaque vacances, mettre la main à la pâte, pétrir, surveiller la pousse et la cuisson. J'ai appris la précision des gestes, l'organisation du travail et le respect des phénomènes naturels.

Cl(a)in d'œil, mon grand père maternel était boulanger à Jouhet dans les années 20 et mon arrière grand-père éleveur à la Cadrie entre St Savin et Montmorillon. J'étais petit, mais me souviens très bien des baignades dans la Gartempe et du sol en terre battue de la salle commune de la ferme.

Gestion, droit, sociologie

Des études de gestion en école supérieure de commerce, à l'ISG à Paris, de droit, DESS à l'université de Tours, de sociologie, DEA à Bordeaux 3, révèlent, je crois, mon cheminement : acquérir des techniques d'abord, les nourrir ensuite par des apports théoriques pour comprendre le sens de l'action et des organisations humaines.

Je suis avant tout un pragmatique qui aime comprendre.

L'expérience de la vie municipale

Après deux années comme responsable de la communication et chargé de cours de marketing à l'école supérieure de commerce de Tours, j'ai eu la chance d'être recruté au poste de directeur de la communication de la Ville de Tours. J'ai profondément aimé cette vie municipale, accompagner le Maire au petit matin sur les chantiers (palais des congrès, technopôle de la vallée du Cher, voiries dans les quartiers). Profondément aimé discuter devant la grande maquette de l'agglomération dans l'atelier d'urbanisme au dernier étage de la Mairie... et, surtout, discuter des projets avec les habitants.

Ensuite directeur de la communication et des affaires économiques de la ville de Bayonne, puis du cabinet du Maire de Bayonne, j'ai découvert et aimé l'action quotidienne au service des habitants et l'importance de la Cité en tant qu'organisation humaine pour la construction de l'individu et l'épanouissement du citoyen.

Éducation et transmission

C'est pour travailler au Cned que je me suis installé à Poitiers il y a près de dix ans. Cette remarquable entreprise publique, fleuron de l'éducation nationale, est au service de la formation tout au long de la vie où que l'on soit en France et dans le monde. Je suis persuadé que l’on n’a jamais fini d'apprendre et suis fier de participer à l'activité du leader européen de l'enseignement à distance.

Enfin, avec mon épouse Isabelle, nous avons quatre enfants, leur éducation et leur instruction ont motivé ma participation aux activités de la fédération des parents d’élèves de l’enseignement public. Je quitterai dans quelques semaines la présidence de la PEEP de Poitiers pour me consacrer pleinement à cette campagne et ne pas gêner cette association merveilleuse et avant tout apolitique.

Audace sereine

Parcours de formation et parcours professionnel, par mes origines et mon tempérament... ce qui définit ma façon d'agir c'est, je pense, l'audace sereine.

Des valeurs du Centre aux valeurs centrales

Méfiant quant à la discipline de parti et craignant d'hypothéquer ma liberté, j'ai longtemps hésité à pousser la porte d'une formation politique. Après le séisme du premier tour des Présidentielles en 2002, je me suis tourné vers l'association Poitiers Nouvelle Génération, qui me permettait d'agir pour la cité sans être encarté. Déçu et démissionnaire de PNG en 2004, j'ai rejoint l'UDF pour les valeurs portées par le centre : humanisme, responsabilité des citoyens, économie au service du social, construction de l'Europe, et mis beaucoup d'énergie dans la campagne pour le "oui" au référendum et dans celle de François Bayrou au printemps dernier.

Le Modem qu'il met en place correspond bien à mes convictions :

la démocratie est l'organisation sociale qui porte au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens

Pour être utile et efficace, il est nécessaire de rassembler des gens de convictions différentes

Maire et pas un autre mandat

Espace suffisamment organisé pour que les habitants y vivent unis et suffisamment ouvert pour qu'ils y vivent libres, la ville, la cité, est le territoire de référence pour la communauté de ses habitants et pour les populations qui l'entoure. C'est un espace de résistance, comme la famille, aux pressions de la société moderne, pour peu que son développement soit harmonieux et équilibré.

Ce qui porte mon engagement municipal, c'est la certitude que la ville est l'espace pertinent pour créer du lien, de la solidarité, de la citoyenneté et permettre à chacun de s'épanouir. C'est là que je veux agir ! en bonne intelligence, bien sûr, avec les autres collectivités territoriales.

L'intérêt supérieur de Poitiers

L'objectif de Poitiers 2008, c'est d'agir dans l'intérêt supérieur de Poitiers, c'est-à-dire dans l'intérêt supérieur des Poitevins, de tous les Poitevins.

En politique, la table rase n'existe pas, nous héritons d'un bilan et de projets en cours. Oui ! le bilan de Jacques Santrot est positif. Il fut, il est, un maire qui aura marqué la cité. Je veux souligner notamment son action sociale, sa politique de soutien aux associations... Les projets sortis de terre ces deux dernières années, l'aménagement de la gare en particulier et le projet "Cœur d'agglo" qui sont des atouts pour la ville.

Mais Poitiers devra entamer sans tarder un gros travail de rénovation, de réaménagement, d'embellissement dans l'hyper centre et dans chaque quartier, Poitiers devra rayonner davantage pour accroître son attractivité et se donner des marges de manœuvre financières. Ce seront les thèmes principaux de notre campagne :

  • conforter les acquis des trente dernières années
  • améliorer la qualité de la vie des habitants
  • ouvrir et développer Poitiers, capitale régionale

Une dynamique d'ouverture

Poitiers mérite un projet qui rassemble et une équipe municipale qui dépasse les partis et les clivages. Nous travaillons pour construire un diagnostic précis et argumenté des forces et faiblesses de la capitale régionale et ce autour de dix thématiques qui correspondent aux grands secteurs de l'action municipale. Ce travail, alimenté par un dispositif de visites minutieuses de chaque quartier de la ville, par un questionnaire renseigné par plus de mille habitants et par des visites dans des villes de taille comparable, permettra de faire le bilan de l'état de la ville et de bâtir un programme réaliste. Pour porter cette vision et ce projet, j’ai rassemblé et je rassemblerai des personnes compétentes et motivées issues de toutes les tendances politiques modérées et de la société civile. Il s'agit bel et bien d'un rassemblement, d'une dynamique d'ouverture assise sur le respect et la complémentarité de femmes et d'hommes de toute sensibilité.

En conclusion : Pour Poitiers, l'ouverture c'est capital(e) !